Les slogans que nous imprimons sur nos vêtements sont des messages, pas des formules marketing. Ils sont nés d’années d’étude de la permaculture (cette discipline qui tisse ensemble sciences, savoirs ancestraux et sagesses traditionnelles) et de réflexion sur une façon d’être au monde qui privilégie la conscience sur l’automatisme, le lien sur la performance, le cycle sur la ligne droite.
Nos messages sont positifs, à la première ou à la troisième personne, ou impersonnels — jamais à l’impératif. Nous invitons, nous n’ordonnons pas : « je jardine », non pas « Jardinez ! ».
Ici l’on pourra trouver, au fur et à mesure des mises en ligne, des citations inspirantes, des aphorismes, des slogans et proverbes plus ou moins humoristiques ou profonds, des motifs fractals aussi bien qu’ethniques et traditionnels. Quatre d’entre eux sont en boutique aujourd’hui ; certains sont dessinés et attendent leur tour, d’autres encore ne sont que des inspirations.
Ci-contre quelques motifs Permalife : deux d’entre eux ne sont pas encore dans la boutique.
Fabrication — impression à la demande
Chaque pièce que nous proposons est fabriquée au moment où elle est commandée. Pas de surproduction : une commande => une impression => une livraison. Des vêtements vierges attendent bien chez l’imprimeur, mutualisés entre tous ses clients — mais aucun vêtement imprimé par Permalife n’existe avant d’avoir été commandé.
Nous travaillons avec Printful, une entreprise d’impression à la demande, précisément pour éviter la fabrication en masse de produits qui risqueraient de ne pas trouver preneur.
Cela signifie aussi que chaque commande peut être un cadeau singulier : un message choisi, une couleur, une coupe — fabriqué pour une personne précise, au moment où elle en a besoin.
Les matières — Stanley/Stella
Les t-shirts vendus sur le site Permalife sont des Stanley/Stella. Leur textile porte deux certifications — GOTS pour le coton biologique, OEKO-TEX Standard 100 pour l’absence de substances nocives — et un label, PETA-Approved Vegan, pour l’absence de matière animale.
La quatrième mention qui figure sur les fiches produit n’est ni une certification ni un label, et c’est ce qui la rend intéressante. Stanley/Stella est membre de la Fair Wear Foundation depuis plus de dix ans : la fondation envoie ses propres équipes auditer les usines, et publie un rapport chaque année. Un label se montre ; une adhésion auditée, elle, se lit. Le rapport est en ligne, poste par poste, sur fairwear.org/brands/stanley-and-stella.
Sur chaque fiche produit du site Permalife, le Bangladesh est nommé trois fois, pour le tissage, la teinture et la fabrication. C’est une obligation de traçabilité et nous tenons à l’évoquer ici. Lire ce même pays trois fois de suite peut être malaisant. Pourtant, c’est l’inverse qu’on peut y lire : quand le fil, la couleur et l’assemblage restent au même endroit, la chaîne est courte, et auditer quelques usines couvre l’essentiel du chemin du vêtement. Un t-shirt tissé dans un pays, teint dans un deuxième, cousu dans un troisième — la configuration la plus répandue dans l’industrie textile — laisse l’audit d’un maillon sans grande portée sur le reste.
Voici maintenant ce que tout cela ne couvre pas.
Le GOTS porte sur le textile vierge, celui qui quitte l’usine avant d’arriver chez l’imprimeur. Les encres de Printful ne sont certifiées par personne. Le tissu est certifié, le vêtement imprimé ne l’est pas — et c’est le vêtement imprimé qui arrive dans la boîte aux lettres. Écrire « produit GOTS » serait plus vendeur, mais serait faux.
Dans le même ordre d’idées : Permalife ne détient aucun label. Les logos qui figurent sur les fiches produit sont ceux de Stanley/Stella, obtenus par Stanley/Stella. Ce qui appartient en propre à Permalife, c’est le message imprimé dessus.
Les prix
Certaines personnes sont prêtes à payer plus cher leurs vêtements pourvu que la production soit éthique et les produits écologiques. Il se trouve qu’il y a aussi des personnes qui veulent bien réduire leur marge pourvu qu’elles trouvent un sens à leur activité autre que faire de gros bénéfices.
Nos prix sont justement définis sur ces critères : plus cher qu’un t-shirt de grande distribution parce qu’éthiques et biologiques et pas si cher grâce à une marge réduite.
Sur ce site pas de promotion, pas de déstockage parce que : les produits ne sont fabriqués que sur demande. Une commande, une impression, une livraison.
« Mon but, avec Permalife, n’est pas de gagner beaucoup d’argent. Évidemment si cette marque me rapporte l’équivalent d’une paie j’en serais heureux mais d’autant plus heureux que je saurais que le contenu plaît et que des personnes portent les produits développés et proposés par Permalife. »
Salvador Détrez (fondateur de Permalife)
Le détail, ligne par ligne
Un t-shirt Permalife coûte 34 €, transport compris, et c’est le même prix dans toutes les tailles. Le montant affiché sur la fiche produit est celui qui est payé : rien ne s’ajoute au moment de valider la commande.
Voici où va cet argent, pour un t-shirt commandé seul. Des explications suivent le tableau.
| Achats de marchandises | |
| Le t-shirt en coton biologique, imprimé | 14,34 € |
| L’étiquette intérieure | 1,19 € |
| Services extérieurs | |
| L’acheminement jusqu’au domicile | 5,15 € |
| Les frais bancaires | 0,91 € |
| Cotisations et taxes | |
| Les cotisations sociales et contributions | 4,23 € |
| Marge sur coût variable | 8,18 € |
| Frais fixes de l’année, rapportés à une vente | |
| Hébergement du site et nom de domaine | 4,22 € |
| Médiation de la consommation | 1,67 € |
| Résultat | 2,29 € |
Les frais fixes ne dépendent pas du nombre de ventes : ils reviennent chaque année, que Permalife vende quatre t-shirts ou quarante. Pour les faire figurer dans ce tableau, il a fallu les rapporter à une vente, et le calcul part de trente ventes dans l’année. Ce chiffre est arbitraire — le nombre réel sera différent, en plus ou en moins.
Dans l’éventualité de ces trente ventes, le revenu de l’exploitant serait de 68,70 € sur l’année. Il en faut vingt-deux pour couvrir les frais fixes ; en dessous, il n’y a pas de revenu du tout.
Deux de ces montants sont établis sur factures, le troisième est une estimation : La médiation de la consommation sera obligatoire à la réouverture des commandes, le contrat n’est pas encore souscrit, et le montant retenu ici est celui de l’offre la moins chère. Les imprévus, eux, ne se budgètent pas — un colis perdu, un article mal imprimé, une commande annulée : ils se retranchent du résultat quand ils surviennent.
Dans une entreprise individuelle, le résultat n’est pas un bénéfice mis de côté : c’est la rémunération du travail de conception et de gestion.
L’exemple ci-dessus est pris sur un t-shirt de taille M, la taille la plus vendue. Les tailles S à XL sont vendues le même prix par l’imprimeur. Les tailles du 2XL au 5XL sont vendues plus cher par l’imprimeur : sur ces tailles, la marge sur coût variable diminue et pour le 5XL elle tombe à 1,94 €, soit un peu moins du quart.
Pourquoi un seul prix pour toutes les tailles ?
L’imprimeur facture le même montant du S au XL, et davantage au-delà. Une grille de prix par taille serait donc justifiable économiquement mais nous l’avons écartée.
Faire payer plus cher un vêtement parce que le corps qui le portera est plus grand se défend par le coût. Beaucoup de choses se défendent par le coût. Un prix unique rapporte nettement moins à Permalife sur les grandes tailles, nous en faisons le choix tout de même.
Trois précisions sur ces chiffres :
Le transport n’est pas offert, il est compris dans le prix affiché sur les pages produit. La différence n’est pas cosmétique : écrire « offert » laisserait croire à une gratuité qui n’existe nulle part. Le transport est un coût réel, il y est dès le départ plutôt que découvert au moment de payer, et il est détaillé dans l’exemple ci-dessus.
L’imprimeur facture 5,15 € de transport pour le premier article d’une commande, puis 1,50 € seulement pour chacun des suivants. Or le prix d’un t-shirt intègre toujours 5,15 €. Sur une commande de deux articles, il reste donc 3,65 € de transport payé et non dépensé. Cette somme suit le même chemin que le reste : elle couvre d’abord les frais de l’année, puis les imprévus. L’usage du commerce en ligne est plutôt d’offrir le port au-delà d’un certain montant, pour pousser à remplir le panier ; ici c’est l’inverse, et il vaut mieux le dire que le laisser découvrir.
Permalife ne facture pas de TVA — c’est le régime de la franchise en base — et ne la récupère donc sur aucun de ses achats. Le t-shirt, son acheminement, la commission bancaire, l’hébergement du site, jusqu’au stylo : sur tout ce que Permalife paie, la TVA reste à sa charge. Les montants de ce tableau sont donc ceux réellement payés, taxe comprise. La TVA est un coût, au même titre que le tissu.
Ce que ces chiffres disent aussi :
Ces chiffres expliquent pourquoi Permalife avance lentement, pourquoi le catalogue compte quatre articles — uniquement des t-shirts — et non quarante.
Une marque qui affiche ses chiffres accepte qu’on les lise. Ceux-là sont vérifiables : les tarifs de l’imprimeur sont publics, le taux de commission bancaire aussi, et le taux de cotisations est celui de la micro-entreprise en vente de marchandises.
Ces chiffres sont ceux d’aujourd’hui. Les tarifs de l’imprimeur, les taux et les frais peuvent changer ; cette page est mise à jour quand ils changent.
Le catalogue ne compte aujourd’hui que des t-shirts. Si d’autres articles s’y ajoutent, leurs coûts seront différents, et leur décomposition sera publiée ici de la même façon.
Dernière mise à jour : 9 août 2026.
Coût écologique
L’industrie du vêtement pèse lourd : sur l’eau, sur les sols, sur les gens qui la font tourner. Permalife en fait partie. Ce qui suit n’est donc pas une exemption, c’est un inventaire — ce que la démarche règle, et ce qu’elle laisse entier.
Ce qu’elle règle. Rien n’est imprimé, ni envoyé, avant d’être commandé, donc rien de ce que Permalife fait imprimer ne finit détruit faute d’acheteur ; le détail est plus haut. Le coton est biologique et certifié. L’usine est auditée par un tiers qui publie ses rapports.
Ce qu’elle laisse entier. Un t-shirt commandé traverse quand même le monde avant d’arriver : tissé, teint et assemblé au Bangladesh, imprimé en Europe, puis acheminé jusqu’à une boîte aux lettres. Le coton biologique boit moins de pesticides, il boit toujours de l’eau.
L’encre est le maillon non certifié de cette chaîne. C’est la limite la plus nette de la démarche, et c’est celle qui reste à lever.
Un vêtement fabriqué reste un vêtement fabriqué, quelle que soit la façon dont il l’a été.
La seconde main est un très bon choix. Permalife aussi.
Ce qu’une friperie ne peut pas offrir, c’est le choix du message : elle propose ce qu’elle a, et on y fait une trouvaille (ou pas). Choisir parmi les slogans Permalife celui qu’on porte — ou l’offrir à quelqu’un qu’il désigne — est un autre geste. Les deux se complètent.
Deux certifications, un label et une adhésion
Les logos qui figurent sur chaque fiche produit reviennent à Stanley/Stella, le fabricant du textile. Ils portent sur le tissu, pas sur ce qui est imprimé dessus et donc pas sur le produit fini, livré. Deux sont des certifications, le troisième un label, le quatrième une adhésion. Voici ce que chacun recouvre :

GOTS
Une norme internationale pour les textiles biologiques, contrôlée par des organismes de certification accrédités. Elle exige au minimum 95 % de fibres biologiques pour la mention « biologique ». Elle encadre aussi la transformation : une liste de produits chimiques interdits, l'obligation de traiter les eaux usées avant de les rejeter, et des conditions de travail alignées sur les conventions de l'Organisation internationale du travail — ni travail forcé ni travail des enfants, liberté syndicale, horaires et salaires encadrés.

OEKO-TEX
Un contrôle de l'absence de substances nocives dans le textile fini. Chaque composant est testé, jusqu'au fil de couture et à l'étiquette. C'est une garantie sanitaire, pas une garantie écologique : un textile peut être sain pour la peau sans être biologique.

PETA-Approved Vegan
Aucune matière d'origine animale dans le textile. À la différence du GOTS et de l'OEKO-TEX, ce logo ne repose pas sur un audit : PETA examine des déclarations signées par la marque et ses fournisseurs, sans inspection. Il ne dit donc rien de l'usage d'animaux dans la culture des matières premières.

Fair Wear Foundation
Ce n'est pas un label apposé sur un vêtement, et c'est ce qui le rend intéressant. Fair Wear est une organisation indépendante à laquelle une marque adhère, et qui vient auditer ses usines pour évaluer les horaires, les salaires, la sécurité et la liberté d'association. Le résultat est publié chaque année, marque par marque.
La mode éthique et la mode circulaire
La mode éthique et la mode circulaire sont deux réponses à un même constat : l’industrie du vêtement épuise des gens et des ressources. La mode éthique cherche à respecter ceux qui fabriquent ; la mode circulaire cherche à ne rien gaspiller. Permalife ne se situe pas au même endroit sur l’un et l’autre de ces axes.
La mode éthique
La mode éthique se joue dans les ateliers de confection, et c’est là que Permalife a porté son choix. Ses visuels sont imprimés sur des vêtements Stanley/Stella, membre de la Fair Wear Foundation, dont les équipes auditent les usines et publient un rapport chaque année. Le GOTS encadre les conditions de travail autant que la culture du coton ; le même textile porte encore OEKO-TEX Standard 100 et PETA-Approved Vegan, qui répondent à d’autres questions — les substances nocives et les animaux. Trois de ces quatre repères reposent sur des contrôles menés par des tiers, dont les conclusions sont publiées ; le quatrième, PETA-Approved Vegan, sur des déclarations du fabricant. Cependant l’encre y échappe encore et elle fait l’objet de la recherche annoncée plus haut sur cette page.
La mode circulaire
La mode circulaire cherche à maintenir la matière en usage plutôt qu’à produire puis jeter. Elle emprunte trois voies, de la plus simple à la plus exigeante : la seconde main, qui prolonge la vie d’un vêtement tel quel ; la réparation, qui la prolonge encore ; le recyclage enfin, qui défait la matière pour en refaire du fil. La troisième est celle qui résiste : un textile mélangé ou imprimé se sépare mal, et refaire du fil à partir d’un vêtement usagé demande bien plus que de le transformer en isolant ou en chiffon. Pour l’instant, Permalife ne gère pas la fin de vie des vêtements qu’elle vend. Le sujet figure quand même ici parce que tout vêtement vendu finit un jour hors d’usage, et que ce qu’on en fait alors regarde autant celui qui l’a vendu que celui qui l’a porté. Et, au-delà, l’ensemble de la société.
Co-création
Si vous avez une idée de message ou de visuel, vous pouvez nous contacter. L’invitation vaut pour une personne, un artiste, une association ou une entreprise de l’économie sociale et solidaire.
Ce que Permalife apporte : le travail de mise au point du visuel en collaboration (ou non), le support, la fabrication à la demande, et la boutique. Ce qu’elle ne peut pas apporter aujourd’hui : la mise en vente. La boutique n’encaisse pas tant que l’entreprise n’est pas immatriculée, et le catalogue n’ouvrira à de nouveaux modèles qu’après les premières ventes. Une proposition faite maintenant ouvre donc une conversation, pas un lancement.
Les conditions — qui garde la propriété du visuel, comment se partage ce qu’une vente rapporte — se discutent au cas par cas, nous les écrirons avant de commencer. Aucune ne se décidera après coup.
La page contact est disponible pour toute demande ou proposition.





